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Réalisations

Société civile

Partenariat entre la Fondation PPR et Médecins du Monde


La Fondation PPR développe des partenariats avec des ONG nationales et internationales qui luttent contre les violences faites aux femmes et promeuvent l’aide au développement au bénéfice des femmes. Un Comité de validation examine plusieurs fois par an les propositions de projets et décide des soutiens accordés, jusqu’à 70 K€. Au-delà de cette somme, c’est le Conseil d’Administration qui statue.

Il a ainsi été entériné, le 29 janvier 2009, un partenariat avec l’association Médecins du Monde. Bien que l'ampleur réelle des violences conjugales au Pakistan, et plus particulièrement dans l’état du Penjab, reste incertaine en raison d'un enregistrement insuffisant des plaintes, il est estimé que 70 à 90 % des femmes pakistanaises ont subi au moins une fois dans leur vie des abus physiques, psychologiques ou sexuels*. Selon le Rapport Annuel 2008 de la Fondation Aurat, un total de 7 571 cas de violences contre les femmes a été enregistré cette année-là sur l'ensemble du Pakistan, dont un quart de meurtres et de “crimes d'honneur”.

Le programme de Médecins du Monde a pour but de mettre à niveau des centres d’hébergement de femmes victimes de violences domestiques, dans la région du Penjab, au Pakistan Médecins du Monde met en place un accompagnement complet des femmes victimes de violences et de leurs enfants dans 34 foyers publics au Penjab. Ce suivi exhaustif comprend une aide médicale, juridique et psychologique, ainsi que des services pédagogiques et sociaux. Ce programme vise à faire connaître à la population l'existence de ces foyers et à faire reculer la stigmatisation des résidentes. « J'ai été battue par mon mari pendant plus d'un an. J'ai quitté la maison pour me réfugier chez mon père. Au lieu de m'aider, il m'a dit d'y retourner. Je ne voulais pas rentrer et passer le reste de ma vie dans cet enfer. Une voisine m'a parlé du Dar-Ul-Aman (foyer) et m'a indiqué comment m'y rendre pour y demander de l'aide. Cela m'a remplie d'espoir: je suis partie de chez mon père et je suis allée au Dar-Ul-Aman (DUA) de Jhang », explique une bénéficiaire de 22 ans.

En raison de la dépendance financière et de la mobilité restreinte des femmes, ainsi que de la forte pression exercée sur elles par la famille ou la communauté, la décision-même de quitter le foyer et de chercher de l'aide est un pas très difficile et parfois dangereux. Des campagnes d’information sur les DUA ont entraîné une hausse très significative du nombre de femmes venant chercher asile et soutien dans les Dar-Ul-Aman. Au sein de ces centres, les femmes peuvent dorénavant bénéficier de soins médicaux, de suivi psychologique, d'aide juridique et d'un endroit sûr pour prendre leurs propres décisions.

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