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La fiche détaillée

05/03/2003 : Résultats Annuels 2002

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Bonne résistance de l'activité et des résultats opérationnels
Forte amélioration de la structure financière
Evolution stratégique engagée dans les meilleures conditions

Le Conseil de Surveillance de Pinault-Printemps-Redoute, réuni le 4 mars 2003, sous la Présidence de Madame Patricia Barbizet, a examiné les comptes consolidés annuels du Groupe au 31 décembre 2002, tels qu'arrêtés par le Directoire et certifiés par les Commissaires aux Comptes.

 

En millions d'euros 2002 2001 Variation (%)
Chiffre d'affaires 27 375,4 27 798,5 - 1,5
Marge brute 10 589,8 10 627,7 - 0,4
   Taux de marge brute 38,7% 38,2%  
Résultat d'exploitation 1 826,9 1 978,3 - 7,7
   Rentabilité d'exploitation 6,7% 7,1%  
Résultat courant avant impôt 1 412,3 1 560,5 - 9,5
Résultat net (part du Groupe) avant goodwill 1 813,1 890,6 +103,6
Résultat net (part du Groupe) après goodwill 1 589,2 752,7 +111,1
Résultat net par action hors exceptionnels et hors goodwill (euros) 6,66 7,66 - 13,1
Résultat net par action après exceptionnels et goodwill (euros) 13,04 6,32 +106,3
Dividende (euros) 2,30* 2,30 -
  31/12/02 31/12/01  
Capitaux propres de l'ensemble consolidé (1) 9 187,3 8 560 +7,3
Endettement financier net 4 948,8 6 418,8 - 22,9
(1) dont capitaux propres part du Groupe 6 468,7 5 692,1 +13,6
 * soumis à l'approbation de l'Assemblée générale du 22 mai 2003



 

Commentant l'année 2002, Serge Weinberg, Président du Directoire de Pinault-Printemps-Redoute a déclaré :
« 2002 était une année difficile en terme de conjoncture économique générale. Pourtant, nous sommes parvenus à maintenir une activité stable, en comparable. Mieux encore, l'évolution du chiffre d'affaires du 2ème semestre a marqué une nette amélioration de tendance.
Nous avons contenu l'impact du recul de l'activité en réel sur nos performances opérationnelles, alors même que nous poursuivions à un rythme soutenu l'investissement dans le Grand Public et dans le Luxe.
Grâce aux excellentes conditions dans lesquelles ont été réalisées les cessions des activités de vente à distance de Guilbert et du pôle Crédit et Services Financiers, nous avons également renforcé notre structure financière. Le ratio d'endettement a été ramené de 75% au 31 décembre 2001 à 53,9% au 31 décembre 2002.
Le fait marquant de 2002, c'est le signal de départ d'un mouvement stratégique important : faire de PPR un groupe de distribution grand public et de luxe, centré sur le client particulier et ses attentes de bien-être et de qualité de vie. L'essentiel de ce mouvement devrait être achevé fin 2004. Il a un objectif majeur : franchir une nouvelle étape dans notre dynamique de croissance et de rentabilité. Ainsi le Groupe générera durablement une croissance organique beaucoup plus forte et améliorera structurellement la rentabilité de ses capitaux investis ».
 

 

Bonne résistance d'ensemble du chiffre d'affaires des enseignes

Le chiffre d'affaires consolidé de Pinault-Printemps-Redoute s'est élevé à 27 375,4 millions d'euros en 2002, en léger recul de 1,5% par rapport à 2001. A périmètre, taux de change et jours comparables, l'activité du Groupe s'est contractée de 0,5%. Cette quasi-stabilité s'explique notamment par une baisse des activités nord-américaines, principalement liée au recul de l'investissement industriel aux Etats-Unis. Hors Amérique du Nord, l'activité a progressé de 0,9% à taux de change et périmètre comparables, témoignant des bonnes performances commerciales des enseignes du Groupe dans un contexte conjoncturel difficile. Ce dynamisme commercial s'est traduit par des gains de parts de marché sur la plupart des catégories de produits.

L'évolution du chiffre d'affaires intègre un effet net positif des opérations de croissance externe de 116,1 millions d'euros. Il s'agit principalement de l'acquisition de Madelios en janvier 2002 dans le pôle Grand Public, de l'effet en année pleine des opérations de croissance externe réalisées en 2001 par Rexel et Guilbert et de celles réalisées en 2002 par CFAO ainsi que des effets négatifs de la cession des activités de Vente à Distance de Guilbert le 18 octobre 2002 (pôle Professionnel). Dans le pôle Luxe, il s'agit de la consolidation en année pleine des acquisitions réalisées en 2001 (Balenciaga, Bottega Veneta, Bédat & Co, Di Modolo).

Le dernier trimestre 2002 s'est caractérisé par un net raffermissement de l'activité, avec une progression de 1,7% à périmètre, taux de change et jours comparables, contre un recul de 1,7% au premier trimestre 2002. Cette inversion de tendance a été notable dans trois Pôles du Groupe, et tout particulièrement dans le Grand Public et le Luxe qui enregistrent une croissance du chiffre d'affaires de respectivement 3,5% et 3,8% au 4ème trimestre 2002.

 

Progression de la marge brute et amélioration de la rentabilité du pôle Grand Public

La marge brute s'est élevée à 10 589,8 millions d'euros, en léger repli de 0,4% en réel, à comparer à un recul de 1,5% du chiffre d'affaires. La progression de 0,5 point du taux de marge brute traduit la solidité des positions concurrentielles des enseignes et le renforcement de l'efficacité du Groupe aux achats, notamment grâce à la montée en puissance des outils transversaux déployés depuis 2 ans.

La bonne performance en termes de marge brute et les efforts pour contenir les coûts ont permis de limiter les effets de la baisse d'activité sur le résultat d'exploitation. Compte tenu des effets négatifs de change et de périmètre et de l'augmentation des investissements de développement dans le luxe, le résultat d'exploitation s'établit à 1 826,9 millions d'euros, en baisse de 7,7%. Hors ces différents éléments, le tassement du résultat d'exploitation se limite à 2,8%. Les coûts de développement traduisent la politique d'investissement du Groupe dans ses marques, dans le Grand Public et surtout dans le Luxe, avec notamment 25 ouvertures dans le Grand Public et 58 dans le Luxe. En 2002, les développements ont contribué positivement au chiffre d'affaires des pôles Grand Public et Luxe à hauteur de 805 millions d'euros et négativement au résultat de ces deux Pôles pour 179 millions d'euros.

Le pôle Grand Public a très nettement amélioré ses performances opérationnelles au deuxième semestre, avec une progression de son résultat d'exploitation de 8,9% sur la deuxième moitié de l'année, contre un recul de 5,6% au premier semestre 2002.

Résultat net renforcé par les plus-values de cession

La charge financière nette du Groupe s'est élevée à 414,6 millions d'euros, en baisse de 0,8% par rapport à 2001. Hors effet de la trésorerie nette disponible de Gucci Group, la charge financière s'améliore de 12,3% grâce à la baisse des taux d'intérêt.

Le Groupe a dégagé un produit net exceptionnel de 1 278 millions d'euros, à comparer à une charge exceptionnelle nette de 33 millions d'euros en 2001. Ce produit exceptionnel intègre notamment les plus-values de cession réalisées sur le pôle Crédit et Services Financiers et sur l'activité Vente à Distance de Guilbert, pour un montant total de 1 840,7 millions d'euros. Il intègre également des charges de restructuration pour 230,9 millions d'euros (y compris celles de Rexel) et la dépréciation des actions Pinault-Printemps-Redoute détenues en propre pour 179,2 millions d'euros.

Avant amortissement des écarts d'acquisition, le résultat net part du Groupe a été de 1 813,1 millions d'euros en 2002, en hausse de 103,6% par rapport à 2001. Après amortissement des écarts d'acquisition, le résultat net part du Groupe a été de 1 589,2 millions d'euros en 2002, en très forte progression de 111,1% par rapport à 2001.

Forte amélioration de la structure financière

Au 31 décembre 2002, le Groupe a considérablement renforcé sa structure financière, avec un ratio d'endettement financier net de 53,9%. Il était de 75% au 31 décembre 2001.  L'endettement financier net du Groupe s'est fortement contracté pour s'établir à 4 948,8 millions d'euros.  Ce renforcement de la structure financière au 31 décembre 2002 s'explique notamment par les deux opérations majeures de cessions réalisées au 2ème semestre 2002.

L'excédent de trésorerie d'exploitation s'est élevé à 1 383,6 millions d'euros, en baisse de 16,5% par rapport à 2001, en raison de la contraction de la capacité d'autofinancement.

Les investissements d'exploitation nets des cessions se sont élevés à 672,4 millions d'euros en 2002. Les investissements opérationnels bruts comprennent principalement les innovations et ouvertures de magasins pour 323,1 millions d'euros, contre 269,2 millions d'euros en 2001, les investissements en informatique et logistique pour 210,6 millions d'euros et les transformations et rénovations pour 168,6 millions d'euros.

Les désinvestissements financiers nets proviennent à hauteur de 3 075,8 millions d'euros des cessions de l'activité Vente à Distance de Guilbert et de l'essentiel du pôle Crédit et Services Financiers. Les acquisitions de l'exercice concernent l'achat complémentaire de titres Gucci pour un montant de 125,1 millions d'euros, portant la participation du Groupe au 31 décembre 2002 à 54,4% du capital de Gucci Group, le règlement du solde de la participation de Conforama dans Emmezeta pour 193,4 millions d'euros ainsi que le rachat des intérêts minoritaires de Finaref avant la cession de cette société.

Dans la perspective éventuelle de l'acquisition de 100 % du capital de Gucci Group en mars 2004, PPR dispose de la liquidité suffisante pour faire face à ses engagements.

Faits marquants 2002

- Poursuite des développements. En 2002, le Groupe a poursuivi ses développements dans le Grand Public et le Luxe avec notamment 83 nouveaux magasins ouverts en France et à l'international, dont 25 dans le Grand Public représentant une surface de vente additionnelle de plus de 45 000 m² et 58 dans le Luxe.

- Succès des nouveaux concepts et des nouvelles marques. En 2002, le Groupe a lancé des concepts novateurs : Fnac Digitale, autour de l'univers des produits numériques, Histoires de chambres, le nouveau catalogue de VertBaudet dédié au mobilier et au textile de maison pour enfants, Brylane Kitchen aux Etats-Unis, le catalogue de Brylane Home consacré à la cuisine. Le Printemps a fait preuve d'un grand dynamisme commercial avec le succès de son pôle Sport (Citadium et Made in Sport) et du Printemps du Luxe. Enfin, Surcouf s'est déployé en dehors de Paris avec l'ouverture de deux magasins.

- Restructurations chez Rexel. En octobre 2002, Jean-Charles Pauze, nouveau Président-directeur général de Rexel, a annoncé des mesures visant à adapter le fonctionnement de l'entreprise à l'environnement économique, grâce à une accélération de la baisse des charges d'exploitation, une rationalisation de l'organisation logistique et des schémas d'implantation d'agences dans certains pays ainsi qu'à une sélectivité accrue des investissements. Ces mesures se traduisent par des charges exceptionnelles de 162,7 millions d'euros en 2002.

- Cessions majeures. Au deuxième semestre 2002, le Groupe a procédé à deux cessions majeures dans le cadre de sa stratégie de recentrage autour du client particulier : l'activité Vente à Distance de Guilbert à Staples Inc. et l'essentiel de son pôle Crédit et Services Financiers. L'activité cartes privatives de Conforama, Facet, a été cédée à BNP Paribas. Finaref, à l'exclusion de Facet, fait l'objet d'une cession à Crédit Agricole SA en deux tranches (61% en décembre 2002 et 29% au premier trimestre 2004). Le Groupe conservera 10% dans les sociétés Facet et Finaref ainsi que la maîtrise de ses fichiers commerciaux et de l'action marketing.


Evénements post-clôture

- Pinault-Printemps-Redoute a remboursé l'emprunt obligataire à option de conversion en actions nouvelles et/ou d'échange (OCEANE) de 1,1 milliard d'euros émise en juin 1999, le 2 janvier 2003.

- Pinault-Printemps-Redoute a augmenté sa participation de 3,8 % dans Gucci Group entre le 1er janvier 2003 et le 24 janvier 2003, pour atteindre 58,2% à cette date. Le Groupe a donné à CAI Cheuvreux un mandat discrétionnaire irrévocable pour procéder à l'acquisition d'un nombre maximum de 3 millions de titres Gucci pour la période du 24 janvier au 4 avril 2003. Au 28 février 2003, il détient 59,7 %.

- La Fnac a décidé de constituer une joint-venture avec le groupe taiwano-japonais Shin Kong Mitsukoshi (SKM), chaîne leader dans l'exploitation des grands magasins de Taiwan. Cet accord conduira à l'ouverture de quatre nouveaux magasins d'ici la fin de l'année 2003.

- Les accords de décembre 2002 entre PPR et le Groupe Crédit Agricole ont été finalisés le 26 février 2003, avec la cession de la première tranche de 61% du capital et des droits de vote de Finaref et Finaref Nordic.

- A fin février, la progression du pôle Grand Public en comparable est de 7 %.


Dividende

Le Directoire proposera à l'Assemblée générale mixte du 22 mai 2003 la distribution d'un dividende de 2,30 euros par action, stable par rapport à 2002. Le dividende est assorti d'un avoir fiscal au taux prévu par les dispositions fiscales en vigueur. Après approbation de l'Assemblée générale mixte, ce dividende sera versé le 6 juin 2003.


Comptes de la société mère

Le résultat courant avant impôt de la société mère s'est élevé à 805,3 millions d'euros
en 2002, à comparer à 52,9 millions d'euros en 2001. Le résultat net a été de 244,4 millions d'euros en 2002, à comparer à 162 millions d'euros en 2001.

 

Comptes consolidés 2002


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Presse :
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Analystes/Investisseurs :
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