VIH/SIDA : être pair-éducateur CFAO
Chef du « Magasin des emballages » dans une usine de brassage de bière au Congo, Simplice Nakavoua a décidé de lutter contre le VIH/SIDA bénévolement, en devenant pair-éducateur dans cette brasserie. Témoignage d’un homme engagé.
INTERVIEW
1- Qu’est ce qu’un pair éducateur ?
Un pair éducateur est une personne qui a reçu une formation dans le cadre du VIH/SIDA et qui est chargée d’échanger dans ce domaine avec ses semblables.
2- Pourquoi avez-vous choisi d’être un pair éducateur ?
J’aime échanger avec les autres mais c’est surtout l’amour du prochain qui est à la base de mon engagement. Malheureusement, les résultats ne sont pas toujours encourageants et c’est l’une des difficultés de la tâche du pair éducateur.
Je suis aussi porté par le fait que notre entreprise assure, depuis 1999, la communication, l’information et l’éducation de ses agents en matière de VIH/SIDA et, depuis 2002, la prise en charge totale des séropositifs. De ce fait, je me sens porteur d’un message d’espoir. Par ailleurs, la direction soutient financièrement nos actions de sensibilisation, et cela constitue pour les pairs éducateurs un encouragement significatif.
Enfin, il y a le sentiment d’être efficace pour une bonne cause dans l’entreprise en dehors de son travail.
3- Comment s’exerce l’action de pair éducateur ?
Nous profitons de toute rencontre avec nos collègues pour passer un message et les interpeller sur les conséquences du VIH/SIDA.
Par ailleurs, conformément à notre plan d’action 2007, nous distribuons hebdomadairement des préservatifs et organisons, tous les 15 jours, des séances de discussions. Il s’agit de réunir autour d’un pair éducateur, et dans un cadre convivial, 5 à 6 agents de la Brasserie. Cette formule nous permet de mieux atteindre notre population cible à la différence d’une communication de masse.
4- Quel est aujourd’hui votre challenge pour les mois à venir ?
Nous souhaitons que notre message atteigne nos agents et leurs familles et qu’ils se sentent concernés par ce message. Nous voudrions que tous les agents considèrent le dépistage comme une démarche banale.
Les communications en petits groupes doivent se traduire par un dépistage massif dans les jours qui suivent.
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